
Dans un contexte où les contacts physiques rapprochés sont proscrits et donc souvent impossibles, la dématérialisation offerte par le digital semble être une aubaine. En effet, garder des liens sociaux, entretenir une activité professionnelle ou stimuler l’économie, en participant notamment à l’augmentation frénétique des commandes en ligne, tout ceci est rendu possible grâce aux outils numériques à notre disposition.
Selon une enquête (Baromètre 2020) réalisée par l’agence du numérique (adN) : « 60% des entreprises (en Wallonie) ont pu poursuivre au moins une partie de leurs activités pendant la phase de confinement, bien souvent en les réduisant et quelquefois en les augmentant (5%). Les entreprises de plus grande taille ont assez logiquement mieux résisté que les plus petites ». De plus, ces derniers mois, l’utilisation récréative d’internet semble boostée par les périodes de confinements, l’interdiction de bon nombre d’activités culturelles et par la distanciation sociale sommée par les autorités. Internet semble avoir joué un rôle décisif durant la pandémie. D’une part, en certaines entreprises de cesser leurs activités et d’autre part, en soulageant le plus grand nombre durant de longues semaines d’isolement (à mettre en évidence)
Néanmoins, cette présence et consommation accrues de l’outil internet inquiètent certains experts. Ces derniers font planer beaucoup de craintes sur la capacité des réseaux à assimiler cette croissance exponentielle et sur l’augmentation de nos impacts environnementaux. Concrètement, qu’est-ce qu’il y a d’inquiétant ?

Dans une société ultra connectée, un sujet suscite de plus en plus le débat, la pollution numérique. Cette notion désigne toute la pollution engendrée par les nouvelles technologies. En effet, selon certains experts, les émissions de CO₂ issues du secteur du numériques ou du digital, seraient dues à 50% au fonctionnement d’internet, en ce compris le transport et le stockage des données, la fabrication et la maintenance du réseau… L’autre moitié serait due à la fabrication des équipements informatiques tels que les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, etc. D’autres soutiennent que la fabrication des outils numériques détiendrait la part la plus importante, à savoir, trois-quarts de cette pollution. À ce propos, vous faites peut-être partie des personnes ayant reçu un e-mail de collaborateurs ou de proches rappelant que : « En envoyant un e-mail, vous contribuez à rejeter l’équivalent de 10g de CO₂ dans l’atmosphère…».Vous l’avez compris, la pollution numérique fait donc référence à l’utilisation d’internet qui nécessiterait une consommation d’énergie croissante et émettrait des gaz à effet de serre.
L’outil informatique, à la fois, sauveur des uns et énième combat pour les autres, n’a pas finit d’intéresser la rédaction d’Envers.be.